Les personnes illustres

LES PERSONNAGES ILLUSTRES DE VERTHEUIL


LA FAMILLE DE BOURGrose 640x480

En 1287, Rose de Bourg, fille de Guitard, épouse en secondes noces Amanieu IV d'Albret auquel elle apporte le seigneurie de Vertheuil.

Par son testament en date du 6 juin 1326, Rose de Bourg laisse à son fils Guitard d'Albret la seigneurie de Vertheuil.                      

Guitard de Bourg

Fils de Jean et de Rose de Bourg. Il fut sire de Vertheuil de 1254 à 1287.
Personnage important en Gascogne anglaise, il fut nommé Maire de Bordeaux, prévôt de Bayonne, lieutenant du sénéchal en bordelais et Bazadais puis dans les Landes. Il termina comme sénéchal de Saintonge.
• 9 nov 1256 : il se porte garant de l'exécution du serment de fidélité que Gaillar de Soler avait fait au roi d'Angleterre
• en 1262 : un différend l'oppose à la dame Dousse d'Apremont, châtelaine du Breuil au sujet de la palu de Marbuys,
• en 1263, il est qualifié de chevalier,
• le 8 août 1264, les droits contestés (justice haute et basse) sont attribués à l'abbé. Guitard de Bourg est condamné à verser 3.000 sous,
• le 16 mars 1276 il reçoit en garde, à titre provisoire, l'exercice de la justice des paroisses de St Estèphe et Cissac
• le 3 mai 1277, le roi d'Angleterre, Édouard 1er le nomme Maire de Bordeaux
• mai 1279, il se rend auprès du roi Édouard 1er pour prendre ses ordres
• novembre 1279 à septembre 1280 il administre le bordelais et le bazadais
• en 1282, G. de Bourg rejoint le roi d'Angleterre pour combattre contre les Gallois.
• 23 septembre 1282 il dicte son testament par lequel il fait héritière sa fille Rose de Bourg, sans oublier son frère Jean
• 26 octobre 1282 on le retrouve en Angleterre avec 195 fantassins. 3 chevaliers gascons et 15 écuyers le rejoignent en novembre
• 15 mars 1283 il se retire avec les 54 fantassins qui lui restent
• 7 juillet 1283 de retour à Vertheuil il reçoit l'hommage de Garsion de Lamarque, chevalier
• avant 1286 il exerce les fonctions de prévôt de Bayonne puis est nommé sénéchal de Saintonge
• le 6 ou le 7 janvier 1287 il meurt à Bordeaux
Guitard de Bourg, époux de Thomase de Vayres laissait deux filles Rose et Naumus.
Ses héritiers payèrent 198 livres 7 sols 2 deniers bordelais le 22 janvier 1288 pour liquider sa succession de fonctionnaire.
Jean de Bourg, son frère étant mort sans héritier, ainsi s'éteignit la lignée des seigneurs de Vertheuil de la famille de Bourg.


LES FAMILLES SKINNER, d’ELBAUVE et CALLOCH DE KERILLIS et MIOLLIS

En 1797, l’abbaye devint la propriété de Jean Robert SKINNER, descendant d'une famille d'origine écossaise mais émigrée d'Irlande, dont l'ancêtre Hercule Skinner était arrivé à Bordeaux en 1753 avec beaucoup d'autres Jacobites.
Lorsque Robert Skinner acheta l'abbaye, celle-ci ne contenait plus rien, sauf les stalles sculptées qui sont actuellement dans le chœur de l'église, offertes par l'ancêtre protestant et Ecossais.
Robert SKINNER fit fermer la porte qui faisait communiquer l'abbaye avec l'église et donna la pièce qui sert de sacristie (fenêtre la plus au Sud contre l'abside).
Leur fils, James, épousa Hélène de MEYRE d'origine belge. Le premier de la famille de MEYRE qui s'était installé en France et qui signait Jacobus de MEYRE était né à Oordegem en Flandre orientale le 4 mars 1649 I1 s'était installé aux Chartrons où il travaillait à faire des eaux de vie et du vinaigre.
En 1835, Robert SKINNER fit le partage de ses biens et donna l'abbaye à James qui la passa en héritage à son fils ainé Jean Jacques, marié à Laure HEBRE de SAINT CLEMENT. Il fut maire de Vertheuil et mourut en 1863. Ce sont les parents d'Hélène SKINNER, née à Vertheuil le 29 janvier 1843 et qui épousa le 21 octobre 1863, toujours à Vertheuil, Honoré Richard Napoléon d'ELBAUVE natif d'Angoulême, descendant d'une famille de Valenciennes. Richard Joseph DELBAUVE, puis, d'ELBAUVE, capitaine de gendarmerie, chevalier de Saint Louis, fut anobli par lettres patentes du 12 octobre 1816. Son fils, capitaine d'infanterie, intendant militaire, chevalier de la Légion d'Honneur se maria à Henriette Hortense de NIVET. Ce sont les parents d'Honoré Richard Napoléon.
Deux filles naquirent de ce mariage et se marièrent le même jour, le 16 juillet 1888, en l'église de Vertheuil. La cadette épousa Le baron de Miollis. Quand à l’ainée, Marie Louise Antoinette, elle apporta en dot  l'abbaye en épousant le lieutenant de vaisseau Henri Auguste CALLOC'H de KERILLIS, vieille famille bretonne comme on peut s'en douter.

Ce n'est donc pas à Vertheuil qu'Henri Augustin Calloch de Kerillis vit le jour mais à Brest en 1856. Sa famille a longtemps habité le manoir de Cheffontaine à Clohard Fouesnant dans le Finistère Sud.image 35
Notre futur « Contre Amiral » rentre à l'école navale à 15 ans et demi et reçoit un trousseau d'équipement, en raison de la modeste fortune de sa famille. Il gravit consciencieusement les échelons de la hiérarchie dans la Royale. Les appréciations de ses supérieurs démontrent « un esprit observateur et chercheur ». C'est en effet un chercheur mais aussi un mathématicien. Toute sa vie, il étudiera. Nous trouvons au hasard : un projet de commande électrique des hausses de blockhaus, un fusil à magasin, un hodographe, un nouveau télémètre et quantité d'autres inventions. Plusieurs publications dans la revue Maritime et Coloniale lui valurent d'ailleurs des félicitations ministérielles.

Sa vie à Vertheuil commence le 16 juillet 1888, jour où il épouse Antoinette d’Elbauve née pour sa part à Vertheuil, dans l'abbaye.
Quinze jour après leur mariage, le jeune ménage arrive à Paris. Notre marin est affecté à l'Observatoire de Montsouris où il se passionne pour l'astronomie.
1989, l'Exposition Universelle ouvre ses portes. Henri Augustin y entraine son épouse, surtout vers l'annexe Coloniale. En effet, l'Officier de Kérilis a participé quelques années plus tôt à la Campagne du Tonkin et revoir des bouddhas énigmatiques lui rappelle des souvenirs. Depuis cette campagne, la santé de notre marin s'est altérée et le contraint à de nombreux congés maladie.
Un autre officier de l'escadre d'Extrême Orient, Julien Viaud, plus connu sous le nom de Pierre Loti raconte :
« Cela se passait au milieu de tous les genres de souffrance, des tempêtes, des froids, des chaleurs, des misères, de la dysenterie, des fièvres ».
Le premier enfant du couple, Henri Adrien naquit à Vertheuil, le 27 octobre 1889, le père assiste à la naissance mais doit repartir aussitôt pour Brest pour une nouvelle affectation. Cinq enfants vont agrandir dans les années suivantes le cercle de famille : Anne-Marie, Simone, Georgina, Alexis et Hervé.
Pour Antoinette, son mari est une source d'inquiétude. S'il a un commandement c'est entre deux et trois ans loin de sa famille. Quand il est à la maison, la maladie mais aussi la passion qu'il voue à ses travaux mathématiques le tiennent souvent en marge de la vie familiale. Les enfants redoutent ses terribles colères et l'accompagnent rarement dans ses longues marches au milieu des vignes, sa canne à la main et coiffé de l'une de ses trois perruques (pour cause de pelade).
Si l'abbaye est la « maison du bon Dieu », Madame de Kerillis en est le cœur. Du village, elle est tout à la fois l'infirmière, l'assistante sociale, la conscience et la conseillère. Fréquemment, le dimanche en venant à la messe, les Vertheuillais reconnaissants d'un conseil ou d'un service rendu, déposent dans les cuisines un modeste cadeau, volaille, œufs ou un simple bouquet de fleurs.
Henri Augustin Calloch de Kerillis est décédé à Vertheuil le 14 juillet 1940
Antoinette Calloch de Kerillis née d'Elbauve nous avait déjà quittés en 1931.
henri de kerilisHenri de Kerillis: l'absolu patriote
C'est ainsi que le présentent dans un livre paru aux Presses Universitaires de Rennes, Jean Yves Boulic et Anne Lavaure.
Les 4 octobre1938, un député de droite, seul, vote contre les accords de Munich. Il a le regard noir et droit, le geste un peu fébrile, la voix haletante. Incisif et clair, il agace, il émeut, il trouble. Cet homme s'appelle Henri Adrien Calloch de Kerillis né à l'abbaye de Vertheuil le 27 octobre 1889.
Le garçon a vécu là une enfance paisible, choyé par sa mère qui a fait de lui dira-t-il plus tard « un républicain et un résistant aux fanatismes totalitaires ».

Une attention toute particulière est portée à l'éducation de l'enfant. Une institutrice est engagée et c'est dans le grand hall bordé à ses extrémités par les deux escaliers louis XV (ce hall où, plus tard, il donnera une conférence) qu'Henri apprend et joue.
En 1899, il rejoint le collège de Tivoli. Il n'est pas très heureux au collège, il rêve souvent de Vertheuil. A la rentrée 1904, il poursuit sa scolarité au Lycée de Longchamp à Bordeaux jusqu'au bac où il échoue à cause d'un zéro en Latin.

henri de kerillisL'échec au bac lui ferme l'Ecole Navale. Adieu la Marine, Henri sera cavalier. En 1908 il s'engage au 20ème Dragons de Limoges.
En juillet 1914, le mariage d'Henri et d'Anne Demaison est célébré à Reims. Le 9 septembre 1914, il est blessé, convalescent il demande à servir dans l'aviation. Le 17 février 1915, il obtient son brevet de pilote (avant Georges Guynemer). Il est affecté à l'escadrille des « Eperviers » et se couvre de gloire à la tête de ses bombardiers.Il effectua deux cent cinquante missions aériennes pendant la Grande Guerre qui lui valurent six citations et le grade d'officier de la Légion d'Honneur. Il avait eu une grave blessure qui avait nécessité une trépanation. A 29 ans, il était capitaine. Dés la fin des hostilités, il démissionna de l'armée active et devint directeur des usines Farman.
Le 16 juin 1940, menacé d'arrestation, comme Mandel, n'acceptant pas la défaite mais désirant poursuivre la lutte, il gagne l'Angleterre.
A la fin de la guerre, il quitte l'armée pour le journalisme et entre à l'ECHO de PARIS où il prend vite la direction du service politique. Parallèlement il montre une activité intense : Fondation du Centre de propagande des Républicains Nationaux, création d'un cours d'Orateurs, participation aux premières émissions de radio.
Mais le grand mérite d'Henri de Kerillis est d'avoir fait du combat contre l'hitlérisme la priorité absolue. Dans ses articles de l'Echo de Paris puis de l'Epoque (qu'il fonde en 1937), il ne cesse d'en appeler déjà à la résistance, annonçant la guerre qui vient et prônant la modernisation de l'armée.
A l'arrivée des Allemands à Paris il s'envole pour Londres puis rejoint New-York où il crée un journal gaulliste « Pour la Victoire ».
En 1944, Kerillis est atteint au plus profond de lui même par l'annonce de la mort de son fils.
Depuis 1942, l'interne des Hôpitaux, Alain de Kerillis était devenu en Angleterre Richard Skinner, lieutenant de parachutisme. Fait prisonnier en Bretagne, il est, contre les règles, abattu par l'occupant en déroute le 18 juillet à 20 km. de Pontivy.
La douleur terrasse Kerillis et l'égare. Il rend de Gaulle responsable de son malheur et devient un farouche opposant. Persuadé que ce dernier le ferait assassiner s'il rentrait en France, Kerillis se retrouve seul.
Il est séparé de sa famille, il a perdu son fils, il n'est plus député. Son journal l'Epoque s'est sabordé en 1940. Il est seul désespérément triste sur une terre étrangère.
Dès lors Kerillis qui a acheté une ferme vit en exil sur ses terres de Long Island. Lui qui fut dans les années 30 « l'un des rois de Paris » élève les vaches et cultive des pommes de terre tout en continuant à entretenir jusqu'à sa mort une correspondance passionnée avec ses amis de France. Une France dont il était envers et contre tout « fou amoureux » selon les mots de Maurice Schumann.
Le 5 mars 1958 il écrit à Georges Gautier : « l'homme de Colombes va revenir ».
Ce sera sa dernière prédiction politique. Le 11 mars 1958 il décède à New-York

D’autres noms connus de longue date et encore cités pour certains, d’illustres (!) inconnus pour d’autres :

Théophile MALVEZIN, historien, œnophile et philanthrope qui possédait le château Picourneau et y élaborait un vin renommé.

Jean Pierre-COUERBE, savant chimiste du XIXème siècle, né à Vertheuil le 21 mars 1805 et mort dans la même ville le 9 octobre 1867, il vivait au lieu dit « la Gravière »

Armand ROUX, riche notable Médocain, propriétaire de nombreux châteaux en Médoc. Il légua, à la fin du XIXème siècle un million de francs or et son domaine de Laride à la commune pour qu’un hôpital réservé à des indigents y soit construit.
La fondation ROUX, avec sa Maison de retraite renommée est le premier employeur de la commune.
Enfin, on doit noter la venue sur la commune de visiteurs célèbres :

Pierre LOTI, ami de la famille de Kerillis,
Le Capitaine DREYFUS, venu se reposer chez son beau frère au Château Reysson de retour du bagne, après sa réhabilitation,
Georges MANDEL, député du Médoc, venu à plusieurs reprises à Vertheuil et qui aurait, d'après feu madame Toutut, accompagné cette dernière, lorsqu'elle fut confiée pour adoption à la famille Blimont du Bourdin.
Le Général DE GAULLE à Nodris,
La REINE MERE D’ANGLETERRE
Madame CHIRAC,
Et sans oublier l'abbé d'Havé (1920-2004), qui, le premier, s'intéressa et intéressa tout une génération à l'histoire de Vertheuil et de son patrimoine.

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